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vendredi 05 février 2010

Time is thee

La patience. Si tu dissèques l’essence de ce mot, il n’existe plus. Dessiner. Ca peut être une telle souffrance d’avancer vers l’inconnu. Tu passes des heures sur un centimètre et tu ne sais même pas ce que ça va arranger dans ta vie. Tu vois les minutes, les heures passer et tu déprimes de plus en plus en voyant le soleil décliner. Ca peut être une telle souffrance, parfois tu n’as pas le courage de persévérer car cette persévérance ne va pas remplir ton frigo, si tu as la chance d’en avoir un. Je viens de passer deux ou trois heures sur des détails que je n’arrivais pas du tout à fixer sur le papier, ça me rend complètement folle. Le temps passé sur une feuille.

Parfois on me demande combien de temps j’ai passé sur tel dessin. Je vais formuler une réponse qui peut donne l’air que cette question m’embête mais ce n’est pas du tout ça, ce qui m’embête est tout ce temps, cette notion que je ne sais pas maîtriser. Le temps passé sur une œuvre, c’est une question que moi-même je me pose, alors ne prenez pas personnellement cette réponse qui n’a rien à voir avec le fait qu’on me pose cette question légitime.

Picasso répondait quelque chose comme « toute ma vie plus 10 minutes ». C'est-à-dire que dans dix minutes de dessin, il y aura aussi le travail de discipline qu’il a passé toute sa vie à refaire ce geste de la main sur le papier. Pour moi et les artistes c’est la même chose, dans un dessin que j’aurai fait en dix minutes, il y aura les années à essayer de se perfectionner, les erreurs, les hasards, les heures passées sur un détail pour finalement foirer totalement un dessin, il y a pour moi, de plus en plus avec les années qui passent, l’incompréhension de cette tâche alors que je devrais gagner mon argent à faire caissière ou je ne sais quoi. C’est ni la passion, ni la nécessité, je ne sais pas. Bien sur il y a de nombreux « métiers » dont le travail n’est pas payé, un comédien qui joue une pièce n’est pas payé pour deux heures de spectacles mais pour des journées de travail à réfléchir sur comment prononcer un mot.

Vous ne pouvez même pas imaginer la folie qui grossit quand on est face à une feuille et qu’on essaie de faire avancer sa technique. Un dessin, c’est aussi des heures à regarder ce qui se fait ailleurs, à apprendre, à observer. Dans mon cas, un dessin c’est de plus en plus de souffrance accumulée dans ma tête. En cela c’est surement une passion, une souffrance, une douleur à faire quelque chose alors que tout le monde te dit d’aller bouger ton cul pour gagner de l’argent, mais je n’y arrive pas mieux. Dans la vie, ce que je fais : je déprime, voilà c’est tout, je suis de plus en plus blasée, je crois de moins en moins les gens, surtout je ne crois plus en leur optimisme, leur énergie naïve à formuler des « bonnes idées », leur blabla pour des projets en commun, je suis fatiguée et je construis traits par traits ma folie.

dessin loli

+ J'aimerai bien en faire une série +
+ Mais je dois faire plein de trucs avant, comme une robe T shirt pour une copine, des retouches photos, de la sérigraphie, tout ça tout ça,... +


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jeudi 04 février 2010

dessins la peur au vent

Dessins récents.
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Je n'aime pas le bas du dessin. J'ai encore beaucoup de travail à faire sur les postures, les attitudes, parce que ce n'est pas un talent ou un don que de savoir dessiner ces choses avec aisance, mais un travail, parfois pénible où l'incertitude de la finalité amène sa dose de déprime quotidienne.

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mercredi 03 février 2010

dessins février

C'est une aquarelle que j'ai faite hier. J'ai un peu de mal avec l'aquarelle, technique qui demande beaucoup de pratique, mais je suis contente du résultat. Ce qui est agréable avec les techniques fluides, celles très aqueuse comme ça, c'est qu'on ne peut pas toujours maîtriser le rendu final et ça me donne réellement l'impression que ce n'est pas ma main ou mon intention qui a dessiné mais le Hasard, dans son sens divin.

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Aujourd'hui j'ai passé pas mal de temps sur un site de dessins japonais au style très manga. Il y a des choses vraiment incroyables et ça me donne envie d'être à la fois modeste et énervée contre tout(e)s ces pseudos stars de l'illustration occidentales qui franchement ne méritent pas plus leur renommée que d'autres. Mais bon, la reconnaissance est un phénomène de mode aussi; la sensibilité, le style, le goût ne sont pas toujours évident à transmettre. Ca fait très prétentieux ce que je dis mais bon, je vais m'arrêter là aussi parce que en ce moment je m'énerve très facilement sur tout, je ne sais d'ailleurs pas ce qui m'arrive.

Un petit dessin comme ça qui n'est pas prestigieux mais bon...

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lundi 01 février 2010

Le Grand Failed

Quand on n’a pas d’ami (voir note précédente), on est bien obligé de s’inventer des histoires, des blagues ou toutes autres idées plus ou moins noires, au choix, personne n’est là pour te contrarier. Alors que je déprime de ne pas alléger ma liste de choses à faire, je me laisse aller dans des escapades mentales très utiles à la société, par exemple je regarde mon bras et me dis fièrement : quel grand bleu ! C’est qu’hier soir je suis allée m’amocher les membres en concert de punk hard core à crêtes flamboyantes.

Tout en me laissant traverser par ma tendance exhibitionniste narcissique je me dis que j’aimerai bien prendre en photo ce petit bleu comme marque d’un héroïsme impressionnant. Seulement je ne trouvais pas cela assez drôle sans la compagnie d’un petit dauphin dessiné à la main gauche, tel un joli tatouage sur le bras. Je me sens dans une telle solitude mentale que je me sens obligée de souligner la référence à notre ami Luc Besson, pourtant je sais qu’une simple photo n’est plus « amusante » quand on y ajoute une explication. Comme toute cette histoire est triste au final. Finir sur un blogue, quel destin tragique.

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Mon amie

Parfois elle est là, parfois elle est occupée ailleurs, peut être dort elle simplement.

Aujourd’hui elle prend tellement de place dans ma tête qu’elle m’énerve, sa présence m’incommode, j’essaie de l’ignorer mais pour qu’elle se calme je dois lui donner l’attention qu’elle attend, comme à une enfant capricieuse.

Cette solitude intellectuelle est revenue quand Hadrien m’a quittée. Pas quand notre relation a pris fin, mais quand il a décidé une nuit de recouvrir ses paupières de pensées pour se réveiller lasser de ma présence dans sa vie. Il est parti mais son corps restait près de moi, trop lâche pour s’avouer qu’on ne s’aimait plus, le désir récalcitrant et l’attachement jaunit comme la couleur de nos doigts à force de ne plus savourer une cigarette. On jouait les couples modèles. Ce moment fatal de la vie de couple modèle où un matin on cesse d’aimer celui ou celle allongée près de soi.

Cette solitude intellectuelle est bonne amie, malgré ses humeurs insupportables, elle me replonge dans mes passions intimes, me fait regarder de nouveau les livres que j’adorais, m’oblige à sortir voir les films que je veux sans la lourdeur critique d’un compagnon, qui nous en voudrait si on sort sans lui. Elle me réapprend à prier, m’ouvre le chemin d’accès au divin, me fait avancer dans mes projets. Elle m’oblige à devenir un peu indépendante, ou me le fait croire car c’est une notion qui n’existe pas, peut être alors moins capricieuse, mais à quoi bon, pour satisfaire son image narcissique ?

J’aimerai scanner mon aura au moment liquide du mois, j’aimerai visualiser les fuites d’énergies et les blocages pour comprendre ce corps si complexe. Le pouvoir d’être une femme. D’avoir ce corps saignant qui t’approche de la sensibilité, de l’Inspiration. Je me trouve animale et ne peut cohabiter avec les gens civilisés dans ces moments là. On aime ce qui parait sauvage mais seulement derrière des barreaux, un écran télé ou sous une étiquette commerciale.

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mercredi 27 janvier 2010

dessins janvier

Je n’ai pas réussi à tenir mon rythme d’un dessin quotidien. Cela semble si simple et pourtant ça ne l’est pas, pourtant j’arrive à manger quotidiennement, dormir quotidiennement, et même faire une update pupegirl. A cause de cette personnalité encombrante qui me défini, je culpabilise beaucoup. C’est fou cette inquiétude qui me colle à la peau en comparaison des gens que je rencontre qui ne se posent ni question ni remord sur le fait de jouir de la vie gratuitement. D’ailleurs je pensais que la clé du bonheur était d’être ignorants et inconscients et finalement les ignorants sont eux aussi bien chargés de tristesse. En tout cas je trouve bien tristes les personnes qui simulent une joie.
Je remarque que cette inquiétude qui me colle à la peau, on me la reproche sous des conseils paternalistes mais ça attire beaucoup les garçons en mal de reconnaissance. Je me demandais pourquoi j’attirai les prétentieux, les grandes gueules alors que je suis moi, attirée par la figure de l’autiste solitaire. La majorité des prétentieux ont un besoin énorme d’être vu, choyé, ils adorent qu’on pense à eux, qu’on se fasse du souci pour eux tout en se prétendant froid et distant. J’ai l’impression que mon copain trouve une part de raison de vivre dans le fait que je m’inquiète pour lui. Mais je ne peux vivre entourée de soucis et d’agacement (puisqu’il aime aussi me mettre en colère -_- !). Je crois que c’est la première fois que je rencontre une personne qui aime autant mon côté irascible, qui m’a tant peiné et culpabilisé. Même H, qui approuvait parfois mon exigence n’aimait pas que je me mette en colère. Curieusement je pense que c’est le fait que mon copain souhaite provoquer ma colère, qui m’aidera à moins me mettre en colère. Je n’ai aucune idée du futur mais pour le moment, je craque de le voir se faire gronder comme un enfant autant que ça l’excite que je lui crie dessus. Dès qu’il cessera d’être obéissant je pense que je cesserais d’être patiente, et comme tout bon enfant, peut être doit il un jour se rebeller ? Il me faut probablement lire du Dolto, j’emprunterai au pire les livres pour futurs mères de mes copines de lycée.

J’ai du acheter du papier pour mes dessins et j’ai trouvé judicieux de l’acheter chez Lidl, mon budget étant ce qu’il est et n’étant pas assez riche pour avoir « quelqu’un qui m’offre des ramettes de son travail. » (blague sur le fait que plus on est riche plus on a des choses gratuites) (Je pourrai demander à ma mère mais comme je la vois trois fois par an, ça risque de prendre un peu de temps). Bref, le papier que j’ai acheté est vraiment de mauvaise qualité -_- et je suis sure que si j’utilise mes précieux feutres, ceux-ci vont se dessécher à l’idée de lécher ce papier rugueux. En fait, c’est juste un papier fin et rugueux, mais tout papier doit trouver son pinceau, un peu comme moi, irascible et inquiète, je me trouve quand même des personnes « faites pour » mes propriétés. Ce papier a donc naturellement appelé une vieille boîte de pastels gras. Je crois qu’il s’agit même d’une boîte que j’avais étant enfant. J’ai toujours pris un grand soin de toutes mes affaires et j’ai appris à être très économe également, (pas question de m’acheter un autre pot de colle avant la rentrée scolaire prochaine !) j’utilise toujours mes crayons de couleurs achetés pour ma rentrée en CE1 (en plus d’autres crayons plus récents). Et naturellement je hurle dès qu’une personne touche de ses mains maladroites mes affaires si précieuses. Mais depuis que je suis riche comme maintenant, je me permets moins de manière. Je n’ai jamais été plus riche que maintenant, je peux me permettre de dépenser 50 euros par semaine pour me nourrir et mes loisirs (en gros il ne reste rien pour mes loisirs). Cette semaine je me suis permis une folie je me suis achetée de la viande et du fromage, c’est la fête. Mais j’aime bien penser à mon amie qui habite au Bénin qui mange comme repas de fête des pommes de terre.
Qu’est ce que je deviens bavarde pour justifier la « publication » de dessin sur ce blog.

Donc voici les derniers dessins d’exercices d’observations que j’ai fait, ce mois ci. (il n’y en a malheureusement pas 27 mais 2). Mon scanner (que j’ai récupéré de ma sœur) retranscrit mal la teinte jaune, et les détails, je ne pense pas qu’il s’agit juste d’un problème de réglage, mais c’est assez frustrant.



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(stylo bille vert, stylo feutre noir, crayon de couleur jaune, rose et violet, feutre pantone 694-T,...)


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(stylo bille vert, stylo plume noir, stylo bleu clair (MUJI), micron 05noir, crayons de couleurs, crayons à huile, etc...)

dimanche 24 janvier 2010

broderie logo

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Début décembre, avant de tomber malade, j'avais envie de broderies.

A la base c'est destiné à être découpé et posé sur d'autres compositions.

On dirait des petites tortues qui vont voir leur maman.

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mardi 19 janvier 2010

menstyle I like

Un montage d’images issues de l’Internet de styles de mode masculine à mon goût. Sources principales, images de magazine de mode. Je pense qu’il n’y a pas besoin de mots pour décrire ce style, quand le mot réduit l’image mieux vaut faire l’effort de s’en passer. C’est d’ailleurs ce que je déteste dans la presse féminine (Elle = presse féminine / Another, Numero, Metal,… = magazine de mode). Généralement, quand un magazine a à la fin un horoscope, je lui accorde peu de crédit.


ne pas déranger

Je vais me plaindre mais évidemment je ne peux m’en prendre qu’à moi-même et je n’accuse personne donc ne soyez pas agressifs dans votre jugement. J’ai besoin de m’exprimer, c’est tout de même compréhensif depuis le temps et l’espace consacrés à cette chose d’apparence si inutile pour le public mais dont pourtant tant de monde se nourrie secrètement.

J’avais enfin trouvé une impulsion créatrice à mon retour de Londres, mais la paperasse, m’occuper de gens, m’ont complètement enlevé cet élan. Je suis triste j’aimerai retrouver mon rythme alimentaire, de sport, d’hygiène de vie (lever tôt,…), d’un dessin par jour, écrire, faire des recherches de visuels sur Internet, lire l’actualité, faire des expos etc,… Mais je n’y arrive pas si je suis dérangée par la moindre chose : un papier à remplir, la présence de quelqu’un,… Et j’ai l’impression que personne ne veut comprendre mais qu’on préfère se dire : elle a du temps pour qu’elle s’occupe de nous, de nos problèmes, mais pas du tout. Si j’essaie d’avancer et que je peux avoir l’air d’avoir trouvé un rythme, ce n’est pas du tout pour me déranger, je ne suis pas disponible, je ne suis pas sociable, je ne veux pas être populaire, je ne veux pas faire de la promotion branlette blabla je me la pète je mens manipule,… Pourquoi j’attire des gens qui aimerait me voir être populaire ou connue ou je ne sais quoi, ça ne m’intéresse pas, j’ai envie qu’on me laisse tranquille, qu’on me propose du vrai travail mais pas des conseils pour être quelqu’un que je ne veux pas être…

Je ne sais pas comment me sentir bien avec quelqu’un en lui faisant comprendre que je ne peux pas à la fois me consacrer à cette personne et me consacrer à ma vie. Je n’ai pas avancé depuis décembre où j’étais malade et ça me fout vraiment les nerfs. J’ai juste envie de me retrouver en geekant sur la toile, je préfère Internet à la vie sociale si fausse. Le monde virtuel est plus intéressant. Les vrais rencontres n’apportent pas plus de matière ou de sensations ou de sensuels, elles simulent tellement que le Html devient plus charnel que la moiteur des mensonges humains. Les gens que je rencontre sont obnubilés par la performance, l’argent. Au moins sur des blogs tu trouves des traces de leur passions intimes, des choses qui pour moi ont plus de consistance que la séduction ennuyante, répétitive et qui cache une impuissance à offrir quoi que ce soit d’autre que ton corps. Un corps vide et plus faux que celui des courbes et des balances de Photoshop sur une photo numérique de meufs à poils.

mardi 12 janvier 2010

Material girl

Back.
J’ai passé quelques jours à Londres. Ce fut intéressant. Mon état d’esprit à l’arrivée était maussade (j’étais malade et découragée, blasée,…) et j’ai fini par retrouver un élan, une dynamique (visites de musée, rencontre avec des artistes, achats,…).
Une petite note pour montrer quelques achats.

Alors tout d’abord un truc de filles. En France, en tout cas près de chez moi, c’est tellement chers de s’acheter des tampons et des serviettes périodiques. Par exemple, la boîte de 32 tampons (Nett) est a plus de 5 euros. C’est à chaque fois avec beaucoup d’agacement que j’achète ces choses là, même si j’ai depuis 10 ans une moon cup que j’utilise quasi jamais (pas vraiment efficace) et j’ai aussi deux protèges slips en tissu. Eh bien à Londres c’est au moins quatre fois moins chers, et c’est là qu’on se rend compte que les prix en France sont tout simplement abusés pour la plupart des produits.
J’ai acheté une boîte de tampons pour son packaging, je l’ai trouvé très étudié, charmant, avec des boîtes en métal et des petits nœuds dessinés, je n’ai pas pu résister. La boîte de 16 à 1,99£ (~2,66 euros).


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J’ai également acheté quelques trucs au Japanese Center. Alors je trouve ça bête d’aller à Londres et de s’y acheter des produits japonais mais c’est irresistible. A Londres, les produits et l’alimentation japonaise sont beaucoup plus fréquents et moins chers. Mais j’ai mangé des makis chez « Cafe Bento » à Camden et c’était vraiment pas top.
Je me suis achetée une boîte pour mettre du riz et du unagi ou tout autre truc. Je me suis aussi achetée des petits moules pour faire des onigili en forme de cœur et fleur.


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Et puis des collants et d’autres trucs comme une raclette pour faire de la sérigraphie, parce qu’il faut vraiment que je m’y mette depuis le temps !

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jeudi 31 décembre 2009

Nouvelle Année \O/

La semaine dernière j’ai fait un cauchemar si intense qu’en y repensant c’était agréable de sentir une telle sensation. Dans mon rêve je mourrai me vidant violemment de mon sang. Ca annoncé juste un état grippal fort pénible. La semaine est finalement passée, peut être plus vite que je ne me l’imaginais et bien que faible je suis bien guérie. L’état de douleur m’a amené à me mettre face à ma propre impuissance à ne savoir supporter la moindre chose pénible. C’est quelque chose que je sais et je n’aime pas qu’on me le rappelle. J’en ai très honte. Hier soir est venu le garçon avec qui je sors en ce moment. J’avais non seulement honte de mon état de faiblesse mais aussi honte de mon état de ne savoir résister à ces choses. A côté de moi il est si fort et si courageux que j’ai honte d’être à ses côtés. Mais justement il est tellement fort qu’il ne me demande pas d’être résistante et s’il pouvait me protéger il le ferait avec naturel et sans se poser de questions. Et cette situation me donne déjà moins envie de me plaindre et finalement, c’est peut être comme ça que l’on commence à être plus fort. C’est un garçon très gentil et parce qu’il est fort il n’a pas peur de se faire avoir, il sait qu’il ne se laissera jamais avoir par personne donc il est serein avec cette question du « trop gentil ».


Encore une fois de biens nombreuses pensées introspectives se bousculent dans ma tête. La nouvelle année ressemble encore plus à une renaissance de part cette grippe qui m’a laissé des complexes (notamment celui d’avoir encore mal parlé à ma mère car je ne supporte vraiment pas les gens qui ne comprennent rien à ce que je leur dis et répondent en faisant semblant d’avoir compris). Face à ces personnes, je me retrouve de nouveau dans cette solitude que j’ai toujours connu depuis ma naissance, sauf pendant quelques années avec H, seul visiteur de ma pensée. Mais aujourd’hui, j’ai bien plus besoin du confort de la bienveillance et de la gentillesse que celui de la pensée, que je sais virtuellement contenter dans la lecture ou les œuvres d’arts, le cinéma,…

Je voulais écrire une note pour vous souhaiter une bonne année. Vous encourager à être contents. Je vais moi-même essayer de faire des efforts avec ma famille, les mêmes efforts que j’ai toujours fait : ceux de me nier pour leur quiétude et les observer dans leur univers d’inconscience politique (la manière dont le monde tourne), culturelle (les choses qu’on a apprises), sociale (la manière de se comporter entre humains), intellectuelle (la faculté à comprendre, raisonner et agir), sans cynisme.

Je pars à Londres demain, avec ma mère, je n’ai préparé aucun programme, une erreur probablement. Je me dis que c’est court, pourtant quand je suis allée à Naples l’année dernière c’était court, mais j’ai fait, vu, vécu plein de choses, en même temps j’étais chez et avec des gens très intéressants. Donc je ne posterai pas avant le 11 janvier.
Je devrais m’acheter un carnet pour tout coller et écrire de mon séjour ^_^.

Pour illustrer cette note de « bonne année 2010 », j’ai assemblé quelques visuels que j’aime :



mardi 29 décembre 2009

détail Chanel

Aujourd'hui, me remettant doucement de la grippe, j'ai rattrapé mon retard en visionnant des vidéos sur les vêtements et accessoires Chanel. Bien qu'ayant vu dans divers magazines ou blog certaines silhouettes, j'aimerai permettre aux amoureux du détail comme moi d'apprécier ces vidéos.


De la célèbre collection Paris - Moscou pre-automne 2009


La musique de cette vidéo est assez étrange, l'été 2008 parait loin, mais il y a des détails sur les étoffes, un travail de broderie si fin qu'il faut pouvoir voir ça.



Paris Londres 2008, ce qui m'intéresse ici est que la ligne est assez "rock n' roll", c'est à dire qu'il y a pas mal de mes formes fétiches (croix, épingles à nourrices,...)


etc etc...

lundi 28 décembre 2009

dailydraw decembre

Je n'ai pas gardé le rythme d'un dessin quotidien, je ne sais plus où sont mes retards mais je scanne quelques dessins:

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19 décembre apparemment. Stylo bille bleu et crayon sur cahier à spirale et petits carreaux. Ca fait "DIY branché" vous ne trouvez pas?

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stylo feutre 003, feutres et crayon sur papier blanc carnet rhodia A5.

samedi 26 décembre 2009

dessin decembre

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Stylo bille noir et crayon de couleur comme à l'ancienne ^_^

mercredi 23 décembre 2009

le travail créateur Pierre-Michel Menger

Flâner dans les rayons de la librairie Flammarion de notre Centre Pompidou national m’avait manqué. C’est un temps à la fois suspendu et réel où le regard peut se laisser éblouir par les titres des livres promettant des joies certaines.

Au rayon essai, j’ai été guidé vers un ouvrage me chuchotant à travers un clin d’œil complice : « je te comprends ». Encore un livre méritant l’autodafé. Je n’ai pas l’impression qu’il véhicule une propagande qui va dans le sens de la « réalité » dont on me parle si souvent.

Son titre : « le travail créateur » a l’exact mesure de longueur d’ondes de ce qui me tourmente en ce moment et ce sous titre parfait : « s’accomplir dans l’incertain ». Ces mots résonnent dans mon cÅ“ur comme des vibrations sacrés. Je les trouve juste et beau, est ce cela la poésie ?

Ca me rappelle une phrase que me répétait Styve lu sur les murs de l’actuelle exposition Soulages. "Je ne sais pas ce que je cherche. C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche ».

A chaque fois qu’un tel livre me saisit je tente de rester raisonnable par rapport à mes finances plus que modestes. Mais je me laisse aller au luxe du plaisir intellectuelle pour 29 euros, ça ne fait pas si chers la page si l’on sait qu’il y en a 670, ce qui rend ce livre ennemi des transports en commun ou plutôt de mon sac à main.

Lundi, j’étais au concert de Marilyn Manson, personnage qui a fortement marqué mon adolescence d’une manière très positive. Aujourd’hui je me sens plus en accord avec un certain esprit punk (DIY, détournement, alternatives,…), qui est très loin de ces américains. Dans leur tour bus, des repas from Mcdonald et je ne me voyais pas du tout engager une conversation philosophique. Le batteur était cela dit content que des fans lui ait offert des chocolat Ladurée. Evidemment que je n’ai pas été surprise, mais revenait en moi la question du succès, de l’artiste célèbre. Je connais déjà les clés du bonheur, pour moi il suffit de ne pas penser, de n’avoir aucun principe, de profiter des mensonges qu’on nous donne. La sincérité devenant un principe est forcément condamnable si l’on veut être heureux. Je connais un peu les clés du succès et de la réussite : sucer avec talent et sans éthique encore une fois. Jouir sans entrave* et pourrir fièrement. (*Mai 68 n’est pas plus punk que hippie, pour moi les hippies se sont les inconscients et les punks sont ceux qui créent des alternatives ; les punks à chien étant la douloureuse progéniture bâtarde de ces mouvements opposés, mais bon, on apprécie bien le ketchup dans le riz). En tout cas ces questions concernant le succès populaire ou commercial sont traitées dans ce livre autant que toutes ces pensées qui laissent croire à mes proches que je suis incapable ou fainéante malgré mon soi disant talent ou potentiel.

J’ignore encore quels sont les partis de l’auteur, moi évidemment je suis handicapée à la compétition, ce qui ne signifie pas que j’y suis totalement opposé (presque) ou que je ne désire pas connaître l’analyse des autre partis.


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Quatrième de couverture et sommaire:

La création est un acte de travail. Depuis l'élaboration de l'oeuvre jusqu'à l'organisation des activités en marchés, en professions, en relations d'emploi et en dispositifs d'évaluation, un même principe régulateur agit: l'activité créatrice est de part en part fécondée par l'incertitude. Le travail n'est gratifiant pour l'artiste que si son déroulement demeure surprenant. Les professionnels, les critiques et les publics procèdent à d'incessantes comparaisons pour identifier les qualités des artistes et des oeuvres, faute de savoir comment déterminer leur valeur absolue. Les marchés gèrent par la surproduction la recherche de l'originalité profitable.

Cet ouvrage met en place un cadre théorique d'analyse de l'action en horizon incertain, puis l'applique aux arts. Des différences considérables de succès peuvent-elles résulter de différences minimes de talent? La catégorie du génie est-elle soluble dans la critique sociologique ? Pourquoi les inégalités présentent-elles le même profil dans les arts et dans les sciences ? Si l'offre augmente toujours plus vite que la demande, faut-il conclure que les artistes sont les funambules du déséquilibre, et que les mondes artistiques gagent leur développement sur les paris de ces "fous rationnels" ? Avec quelles contreparties ? Que gagnent les professionnels à s'agglomérer dans les grandes métropoles? Comment le principe d'incertitude gouverne-t-il l'action culturelle publique ? Comment une oeuvre peut-elle être admirée pour son inachèvement ?

Au sommaire:

   * Agir en horizon incertain L'analyse causale et temporelle de l'action
* Est-il rationnel de travailler pour s'épanouir ?
* Travail, structure sociale et consommation culturelle Vers un échange de signification entre travail et loisir ?
* Les pouvoirs de l'imagination et l'économie des désirs Durkheim et l'art
* Rationalité et incertitude de la vie d'artiste
* Talent et réputation Les inégalités de réussite et leurs explications dans les sciences sociales
* Comment analyser la grandeur artistique ? Beethoven et son génie
* La précocité créatrice et les conditions sociales de l'exception
* Les profils de l'inachèvement
* L'oeuvre de Rodin et la pluralité de ses incomplétudes
* L'artiste, l'employeur et l'assureur. La croissance déséquilibrée du travail par projet dans les arts du spectacle
* Les relations d'emploi et l'organisation de l'activité des comédiens
* Economie et politique de la gravitation culturelle. Paris et la concentration de l'offre artistique dans les années 1980
* Art, politisation et action publique

mardi 22 décembre 2009

composition aléatoire

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Je m’éloigne
Je m’oublie, je fais le tour du monde pour me regarder de dos.
Je prends des fleurs à bout de bras et les embrasse avec dégoûts.
Avec le temps, arrive la pluie.
Les mots sont plus beaux quand ils te pénètrent sans vaseline.
J’ai aimé une fois, faire des paquets cadeaux.
J’enterre les testaments pour qu’ils deviennent de grands arbres forts.
J’ai rencontré trois fois l’erreur de l’homme des bois.
C’est en forgeant que je me suis cassée un ongle.
A l’angle de la rue, j’ai perdu sa trace. J’ai perdu le goût de tracer des angles dans mon petit carnet noir. La nuit tombe sans se faire mal parce qu’elle est tombée sur moi et je ne sais plus comment me relever.
J’ai envie de faire des mots en forme de papier volant. C’est parce qu’il fait chaud que fondent les fondements de l’homme. L’homme des bois, celui qui ramasse les cornes des cerfs pour en faire des tresses, accrochés au dos du lac à la température clémente.
Le dos du lac à la température clémente, je crois que tu as mal lu, de toute manière tu as mal alors noies toi où tu veux. De l’encre, de l’hydromel, des tourments dans ton sang. C’est la même chose, ça fait plouf sur le parquet et smouaf sur la moquette. La seule différence c’est la manière de nettoyer tout ça.
Breton était alchimiste ou se rêvait de l’Etre.

vendredi 18 décembre 2009

frit style

J'ouvre ma page Internet de rédaction de nouveau billet, comme j'ouvrirai un journal d'écriture, avec le seul luxe délicieux d'écrire les choses comme elles viennent. Pour l'occasion je vais mettre DI6... Voilà.
Autant parfois je mesure la tristesse d'imaginer ne pouvoir partager des moments intimes (des émotions qui remuent profondément et inexplicablement les viscères) avec un être chers, autant je devrais travailler sur l'acceptation de garder ce jardin fermé par le seul verrou de la sensibilité et le goût en commun. Ainsi, écouter Winter Eagle ou we drive east en regardant La caduta degli dei de Visconti demeure un moment aussi intime et personnel voir réserver qu'une épilation du maillot. Je ne sais pas si DI6 aime ce film tant les SA sont montrés comme de rougeots germains faisant déborder leur gras de choucroutes entre les boutons de leurs chemises brunes. Continuer de cultiver ses goûts à l'ombre des regards désensibilisés par le bling bling est chose me permettant de mieux accepter la différence, notamment celle qui se joue entre moi et le jeune homme pour qui j'ai une énorme tendresse actuelle.

J'ai déserté ma cadence d'un dessin d'observation par jour, je me dois d'en dessiner pendant au moins deux heures aujourd'hui, tout en entamant des projets très peu ambitieux comme créer de petites broches de tissu et les vendre >_<! Ce n'est pas possible cette barrière (cette clôture de jardin) que je place perpétuellement entre ma créativité et sa diffusion.


J'ai rendu l'appareil photo à son propriétaire et nous avons parlé du projet pour notre prochain festival. Le truc avec Will c'est qu'il ne s'arrête jamais. J'ai comme d'habitude plein de questionnements sur la place que j'ai dans ce projet mais je dois juste laisser les choses se faire et ne bloquer aucune énergie, par contre cette fois ci je m'impliquerai moins vu que le public "performance" n'en a vraiment rien à foutre. D'ailleurs personnellement je n'ai plus envie de leur offrir de cadeau mais Will insiste qu'il est bon d'imposer des choses comme ça au public,...

Je m'étais un peu familiarisée avec cette appareil (Canon 350D). C'est marrant parce que c'est quelque chose que je ne peux même pas penser m'offrir et les personnes me voyant avec ne peuvent s'empêcher de dire qu'il y a mieux etc,... C'est comme les voitures, les apparts, les marques de sacs, il y a toujours mieux. Pour moi, c'est une avancée énorme dans mon équilibre mental que d'avoir un toît, je n'ai jamais eu un espace aussi grand pour moi et je reste pour certains une paria qui vit en coloc en banlieue, c'est insensé alors que j'étais quasi à la rue, squattant gracieusement chez des potes (mais avec une culpabilité et un malaise profond). Les gens ne se rendent pas compte de la chance que c'est d'avoir un toît. A la fois je suis pauvre pour les gens et à la fois j'ai le luxe de glander selon eux; et ils ne le supportent pas, je commets presque un crime que de ne pas suivre le régime de la république, je suis "un pessimiste, un subversif, pire un antifasciste" comme dirait Sophia Loren dans "Una giornata particolare" de Ettore Scola, film très intéressant pour sa bande son et tant d'autres choses, encore un bon conseil de Steph.

Du coup j'ai du mal à m'adapter à ceux qui sont "soumis au pouvoir de l'argent", mon copain veut m'offrir 200euros pour Noël et m'inviter un mois à Ibiza cet été (et aussi avoir son appart avec moi où il travaillerait et moi je ne ferai rien, vaste programme, j'ai encore mal choisie les idées féministes de mon compagnon ^_^).

Ibiza, dans une villa privée... La pire destination de la planète et pourquoi pas Las Vegas; alors que j'ai des envies tout autant bourgeoise de tippi dans les montagnes, rivières pures où se laver et bûches qui craquent sous la casserole de soupe. Même si mon quotidien me plait en fait, sauf les pressions que je me mets quant à mon activité.

Aujourd'hui je suis allée remplir comme il y a deux semaines, mon panier à provision. Juste cette image demeurait pour moi il y a encore un an un rêve inaccessible, et vous êtes témoins que je n'ajoute pas d'effets spéciaux numériques en vous décrivant cette image d'aller marcher sous la douceur de la neige vers la halle du marché aux légumes. C'est vraiment débile mais j'adore, j'adore faire des petits gâteaux débiles dans ma cuisine, tout ça tout ça, mais je déteste qu'on se moque de mon bonheur en le piétinant comme si ces "simples choses" n'étaient que de la misère. Mon problème est de vouloir plus faire mon marché sous la neige, rentrer et me mettre au fourneau que de devenir une star. Parce que soit disant j'ai du potentiel, j'ai des capacités, mais en tout prétention, j'ai aussi du potentiel à un épanouissement spirituel, que j'estime plus important que financier ou social/star/luxe/coke/pute.
Mais ça ne veut pas dire que mes centres d'intérêts ne sont pas pointus ou sont modestes.

Tout ça pour mettre des petites photos prises ce mois ci.

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La tranquillité d'une tasse de café dans ma chambre.

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une bougie faite avec de l'huile dans de la peau de clementine (qui peut durer une heure).

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étaler ses affaires pour dessiner

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Poser des plantes sur son bureau, (aujourd'hui pluôt mortes à cause du chauffage collectif >_<, encore une réforme qu'il faudrait faire!)

lundi 14 décembre 2009

blabla

Petit blog où je raconte ma vie (note que j'ai un peu coupé)
Un peu fatiguée en ce moment. Mais je viens de finir mon traitement d’antibiotiques. Beurk. J’ai dormi toute la journée après mon cours de tai chi de ce matin. J’ai préféré ne pas inviter Wesh aka Momo pour S., « Momo » faisant à la fois référence au prénom wesh et au drama avec Jun Matsumoto qui se fait adopter par une vieille (là la vieille c’est moi) (kimiwa peto).

J’ai reçu le week end dernier ma meilleure amie, l’une des rares personnes que j’admire autant pour ses choix, son courage, ses principes. Je pense qu’elle est tout simplement plus éveillée que moi et m’a pas mal appris sur l’amour, la jalousie, le respect de la nature, du corps etc. A nos dix neufs ans, cette passion de la nature lui venait de son attirance pour les cultures nordiques (en son absence j’écoutais ses CDs cachés de Black Metal ; à cette époque où il n‘y avait pas Internet (facilement) c’était un acte d’hérésie). Elle a pratiqué de nombreux enseignements de guérisons alternatives là où je me situe simplement ouverte. Nous avons reçu notre initiation de reiki ensemble etc,… dans son rapport modeste à la consommation, elle s’est installée au Bénin et m’a ramené quelques cadeaux : des graines, noix et huiles. L’huile de coco est malheureusement devenue du beurre, ce qui n’est pas pratique dans sa bouteille.

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Le beurre de karité s’avère vraiment agissant sur ma peau. Je n’achète pas vraiment de cosmétique, je ne mets quasiment rien de chimique sur ma peau, j’utilise pour le moment un mélange d’huile que ma mère m’a fait pour mon visage, j’ai une pierre d’alun comme déodorant, et utilise des savons bio qu’on m’a offert également. Je pense que si on ne voit pas de différence dès la première ou deuxième application d’une crème pour le visage ça ne m’intéresse pas. Pour le beurre de karité, bien que ça fasse gras, je sens que ma peau se répare (j’ai eu une période avec plein de boutons quand j’avais 23 ans :/). Comme chaque peau est différente, selon son patrimoine génétique, ses habitudes alimentaires, son environnement climatique (Paris c’est pas top), je ne peux pas conseiller le beurre de karité à tout le monde mais sur moi, ça marche bien. Par contre, pour toutes les peaux ce qui est important est de boire beaucoup d’eau, c’est la déshydratation qui va souvent provoquer les rides). En tant que pauvre, je bois de l’eau du robinet, mais il faut savoir que le recyclage de l’eau n’enlève pas tous les résidus chimiques, notamment les médicaments.

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En chimique, bien que ce n’est pas ce que j’aime j’utilise du fond de teint, du crayon, du mascara, du dentifrice, du gel et de la laque que j’achète discount. Du shampoing et du gel douche de temps en temps (j’utilise plutôt mes savons doux avec un gant de toilette). Mais je vais tester la poudre de riz (voire la maïzena) pour la poudre de visage, une poudre à base de charbon ou d’encre de chine (trop fluide sans mélange) pour les yeux. Pour les cheveux, la bière peut remplacer la laque, l’odeur part tout de suite, j’en ai mis dans un petit vaporisateur c’est très pratique.


Je relis le livre sur Thulé que S m’avait prêté il y a tant d’années, finalement, en sautant de larges passages c’est plutôt pas mal et ça me remet dans une humeur « romantique » . C'est-à-dire que je me sens proche d’un esprit moderne «nostalgique de la Tradition », par exemple la fin du XIXème siècle avec plus précisément le mouvement Art & Craft anglais (proche des préraphaélites) pour le design qui s’indigne quant à la sur-industrialisation des objets et réfère au moyen age (j’en ai déjà parlé il y a pas mal de temps). Je m’intéresse de plus en plus sérieusement à la mode éthique (comme si ce n’était pas assez difficile de lancer son business) et ça suit complètement les principes de William Morris, le monsieur Art&Craft.
Stylistiquement, à force de prendre le métro, je m’habille de plus en plus noir avec des vêtements amples, déstructurés et androgynes (esprit japonais des années 80 moins la simplicité, bien que je me vois très bien en Yoshi Yamamoto là tout de suite).

vendredi 11 décembre 2009

muffin citron

Bonne nouvelle, j'en ai assez des muffins \O/

Mais mon côté perfectionniste m'a poussé à tenter diverses recettes. J'ai essayé des petits muffins parfumé au sésame (remplacer le beurre par de l'huile de sésame) et j'y ai mis soit de la confiture de myrtilles, soit de la crème de marron. Et ça s'avère assez "lourd/écoeurant", mais peut être pas autant qu'un fondant au chocolat.


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(en haut, je mets la crème de marron dans les moules)


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(en bas, ajouter la confiture au bout de 15mn de cuisson pour qu'elle ne se retrouve pas entièrement au fond; là je l'avais mise au bout de 10mn)

Ceux que j'ai préféré (même si la banane s'avère délicieux) sont ceux au citron! Donc pour une fournée de 6 petits gâteaux: 100 g de farine, 1cc levure, 1 oeuf, 1 dl de lait, 50g de sucre, 25g de beurre, 1 pincée de sel et une rondelle de citron.

Je commence par mettre 1dl de lait dans mon verre doseur (si le lait sort du frigo ça lui laisse 5 ou 10mn pour être moins "froid").
Pour moins de vaisselle et plus de temps, je mets un grand bol sur la balance et j'y verse 50g de sucre.
Je râpe la peau du citron ou la coupe en petit morceau (donc c'est mieux de choisir un citron non traité) que je mélange et frotte au sucre.
Je presse le reste du citron dans mon verre doseur avec le lait.
J'allume mon four à 190°C (pour le préchauffer 10-15mn).
Je mets 25g de beurre à fondre très très doux dans une casserole (là encore je pèse le beurre directement dans la casserole puisque je règle la balance sur zéro une fois la casserole posée sur la balance).
Je remets le bol sur la balance et ajoute 100g de farine, le sel, la levure.
Je fais un puit, j'ajoute l'oeuf au centre, je bats, j'ajoute le beurre fondu, puis 1dl de lait.
Je bats pour obtenir une patte et je verse la préparation dans les moules que je mets au four environ 30mn, à 190°C.


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Et après ça fait plein de petits gâteaux à partager avec ses amis ou à manger tout seul ^_^

jeudi 10 décembre 2009

La prisonnière - Henri-Georges Clouzot (1968)

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Rencontre
Sous les conseils non moins modérés de mon cher ami S., je me suis rendue mardi soir à la projection du film de 1968 « La prisonnière » d’un réalisateur que je découvre Henri-Georges Clouzot. Je me souviens néanmoins avoir vu les diaboliques quand j’étais petite fille car mon oncle en avait dit du bien et que nous l’avions enregistré sur une vieille VHS pourrie.
Par hasard je regarde ce mois ci beaucoup de films de cette période : le magnifique La caduta degli dei (les damnés) de Visconti (1969), week end de Godard (1967) (certes je l’ai regardé en trois fois), Jagdfzenen aus Niderbayern (scène de chasse en Bavière) de Peter Fleischmann (1969), un film dont l’action de passe aussi dans cette période (United Red Army). J’en oublie probablement d’autres.
Je comptais faire une courte note sur chacun de ces films mais l’élan est venue pour la prisonnière en cherchant sur la toile diverses informations concernant le casting et en m’énervant contre certaines critiques proposées en premières pages de Google, dégageant encore une fois l’état d’esprit vulgaire contemporain traversé par la consommation, le spectacle, la jouissance gratuite, et toutes ces choses qui m’enrage. C’est donc par esprit de rébellion que me vient le courage de marquer quelques mots sur ce film que j’ai beaucoup apprécié.

C’est un acte très réducteur que d’écrire sur un film, c’est pourquoi j’essaie de parler plus spécifiquement de mes émotions et goûts personnels, sans y faire ni la promotion ni l’occultation. C’est d’ailleurs la liberté quotidienne que me permet ce blog.

Perversion
Dernier film de Henri-Georges Clouzot, la prisonnière pourrait faire penser par son titre à un film de sérieB, où se partagent sur la pellicule effets spéciaux dépassés et femmes dénudées en désarroi sous fond de dialogue stéréotypé. Et finalement ce n’est pas entièrement cela, même s’il est question de perversité.
La perversité. A en croire ce que j’entends ou lit, le large public peine à comprendre qu’il y a des manières très vastes d’aborder ce thème, latent ou central dans un film, qui d’ailleurs construit généralement sa puissance dans une palette non réduite à un seul thème.

J’imagine que la pensée actuelle devrait s’avancer vers plus de sincérité. Prétexter qu’on « filme la laideur du monde pour le dénoncer » me semble un peu naïf, je pense que rien n’est plus beau que filmer le fond de nos pulsions ainsi j’aimerai penser que Henri-Georges Clouzot exprime ici sa part de perversité, « perversité » qui aujourd’hui parait bien commune : La perversité, et plus précisément le voyeurisme à l’ère d’Internet et autre télé-réalité est tout de même bien mieux assumée aujourd’hui. C’est d’ailleurs une des chose qui m’a agacé en lisant une critique reprochant le caractère « timide » de l’action, tout en parlant du rapport dominé dominant et de perversion sous un ton presque méprisant.
La pensée de nos contemporains se résumerait alors ainsi : « Alors c’est pervers c’est mal et complètement dégueulasse mais à la fois on ne voit rien, ni chattes ni violences, quelle déception ! » L’ironie du voyeur. Vouloir en voir plus tout en y mettant un jugement moral.

Amatrice de Luis Buñuel, il semblerait que ce thème me soit particulièrement chère. J’aime également la tension des choses non explicites, plus sensuelles selon moi que le gore, genre que je ne rejette pas. La complexité des émotions qui envahie la durée du film. La subtilité du hors cadre qui fait travailler l’imagination de manière parfois plus insoutenable que le visuel. Tourner autour du sujet comme autour d’une sculpture. Je comprends néanmoins l’avis contraire de ceux qui préfèrent être directement au cœur du sujet, d’une manière quasiment organique voire chirurgicale.

/spoile/
La prisonnière pourrait donc faire penser à une prisonnière physique mais ici il s’agirait plutôt d’une prisonnière mentale. Les amateurs de séquestrations pourraient se sentir frustrés mais le fait de ne pas savoir ce qu’il va se passer permet de rester en alerte. Cette émotion si douce ne se fait pas si évidemment on vous « spoile » comme je le fais le scénario.



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Techniques et décors
Seul film en couleur que Henri-Georges Clouzot a réalisé, il a repris ce qu’il avait du laisser avec son précédent film avorté l’Enfer, dont un documentaire est sorti cette année.

La technique n’a pas la frilosité de s’aventurer dans des mouvements de caméra qu’on pourrait trouver charmant ou quelque peu maladroit et semble expérimenter à filmer un décor de l’art cinétique des années 50. On voit ainsi des œuvres de Soto, Vasareli, qui me rappellent mes premières ballades au Centre Pompidou (lui-même très amateur d’art cinétique).

L’intérieur plus baroque de l’appartement de Stan, interprété par Laurent Terzieff est assez riche en œuvres plus éclectiques où art premier côtoie art surréaliste (des sculptures ou des dessins de Hans Bellmer, belle référence à mon goût) et art brut (Dubuffet). J’ai beaucoup apprécié le passage du film où un modèle donne son avis sur ces œuvres, ce moment ne m’a pas donné l’impression que ce film ridiculisait le milieu de l’art comme j’ai pu le lire dans certaines critiques, au contraire j’ai plutôt eu l’impression d’un noble hommage. Même si je ne suis pas complètement amatrice de l’œuvre de Bellmer (qui a illustré Histoire de l'Oeil de Bataille tout ça tout ça...), je trouve que ces œuvres ont véritablement une place forte dans ce film, comme une mise en abîme discrète du désir contenu.


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Oeil
On lit dans la biographie de Clouzot qu’il a passé une période à faire de la photographie de nue. Aimant la photographie, je m’intéresse aussi au rapport que l’auteur entretient avec son modèle, si ce rapport se voit sur la pellicule. Je ne pense pas qu’Anna Karina aurait été aussi belle si Godard n’était pas amoureux d’elle, ou Juliette Binoche dans Mauvais Sang par Leos Carax. La beauté de ces actrices sous ces éclairages parfaits est presque indécente, projetée sur grand écran. J’aime également beaucoup le travail de Hedi Slimane et je ne pense pas qu’il photographierait aussi bien les hommes s’il n’y avait pas ce rapport esthétique frôlant un désir étrange. En tant que modèle moi-même, j’ai pu observer l’œil du photographe dans un rapport plutôt psychologique. Ce qu’il y a de plaisant également dans le voyeurisme est cette distance (de la pellicule ou psychologique) où jamais il n’y a véritablement passage à l’acte.



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Rôles
/spoile/
Le personnage de Stan est selon moi captivant, et c’est en cela qu’on comprend le titre du film. Homme de goût élégant et un peu introverti, collectionneur un brin autoritaire et sec qui refoule son côté émotionnel dans ses passions d’esthètes à l’univers fantasmatiques à demi fermé. C’est un peu le genre de profil masculin qui me séduit et que j’ai rencontré et c’est probablement pourquoi ce film me parle tant. Et si je m’identifie moins dans le personnage masculin, je me sens réceptive au jeu de la modèle femme enfant. Et on ne saisit jamais où se situent les rennes de la passion, pensant d’abord que José, interprétée par la très jolie Elisabeth Wiener, est prisonnière d’un désir inconnu, mais on nous montre ensuite les tourments de Stan, totalement impuissant devant l’amour. Evidemment les choses sont plus complexes avec un trio amoureux et le personnage de Gilbert interprété par Bernard Fresson sait ajouter à ce film les affres de la jalousie.


Je pourrai encore écrire sur ce film tellement de choses m’ont touchés malgré quelques faiblesses qu’on ne saurait apprécier pour un dernier film. Il a d’ailleurs été très mal accueilli à sa sortie, mais j’admire le travail de tentatives nouvelles, même si celles-ci paraissaient loin de pouvoir suivre le style de la nouvelle vague.

mardi 08 décembre 2009

petits gateaux du matin

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Hier soir, en dessinant des fleurs tout en ré-écoutant l’émission « la cruauté, passion humaine », sur France Culture. Je pensais à comment décliner la recette des précédents muffins avec une super idée qui s’avérait être totalement foireuse.

Ce matin, j’ai de nouveau sorti le fouet. J’ai divisé les quantités par deux pour ne faire qu’une fournée (en gardant l’œuf entier). Et j’ai coupé la farine à part égale avec de la maïzena parce que la maïzena revenait souvent dans les recettes vu sur Internet. C’est en fait une farine de maïs très fine qui rend le gâteau plus moelleux.

J’ai voulu retrouvé un goût et j’ai pensé faire caraméliser le sucre dans le beurre fondu plutôt que de l’ajouter à la farine. Alors évidemment ça a durci de telle sorte que je ne pouvais plus le mélanger à la pâte. Du coup j’ai cassé le caramel en petit morceaux comme je l’ai fait avec le chocolat, et j’ai ajouté un peu d’huile à la pâte, puisque le beurre était pris dans le caramel.

J’ai ensuite ajouté les morceaux de caramel dans les petits moules. Le problème est qu’en cuisant, celui-ci s’est déposé au fond.


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La pâte étant plus liquide et fine (huile et maïzena), elle devenait « plate » à la surface, créant une forme différente que celle des muffins.

Et finalement, en sortant les petites préparations du four, ça donnait quelque chose de vraiment très bon, qui n’avait rien à voir avec des muffins mais ressemblait d’avantage dans le goût à des cannelés.

lundi 07 décembre 2009

dailydrawflower

Donc, aujourd'hui en allant acheter une rame de papier je me suis achetée des fleurs chez Lidl. Quand je vais dans ce genre d'endroit je ne peux m'empêcher de penser aux chansons de Ich Bin...

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On me demande parfois pourquoi je ne dessine que des personnages, c'est qu'en fait, je ne suis pas vraiment douée pour dessiner des fleurs.

Et donc celui ci était un autre dessin de cette semaine, mais finalement je n'arrive pas à le scanner sans abîmer le carnet dans lequel il se trouve... Je ferai une video alors.

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muffin chocolat coeur de banane

Je poursuis mon envie de cuisiner en essayant des petits muffins, c'est vraiment très simple à faire, j'ai pris une recette au hasard sur Internet et j'ai ajouté des choses.

200g de farine
2 cc (cuiller à café) de levure à lever
1 oeuf
20cl de lait
100g de sucre
50g de beurre
1 banane
20g de chocolat noir
1 pincée de sel



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Préchauffer le four à 180°C

Ramollir le beurre dans une casserole à feu très doux.
Mélanger la farine, le sucre, la levure dans un saladier. Faire un puit.
Mettre l'oeuf dans le puit, battre en ajoutant le lait, puis le beurre pour donner une pâte homogène.
Ajouter le chocolat à la pâte.


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Beurrer des moules à muffin (les miens sont en silicones donc pas besoin de les beurrer; ou utiliser des moules en papier).
Mettre la pâte dans les moules. Ajouter un petit morceau de banane à l'intérieur du muffin. Mettre au four pendant 30 mn. Démouler tiède.


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Avec cette quantité de pâte je fais deux fournées donc 12 petits muffins.

daydraw

Hier je n'ai pas dessiné, j'ai relâché ma discipline, je me suis même levé tard. C'était intéressant. Je montre mon dessin d'aujourd'hui.
On peut même savoir ce que j'ai acheté au marché chez le fromager.


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J'ai dessiné un trait barré, barré par une croix gammée. Ca ne veut absolument rien dire.

dimanche 06 décembre 2009

mouelleux

J'ai une dent de sagesse qui fait sa rebelle. Je suis à la fois agacée et endormie car pour la première fois de ma vie je suis sous antibiotiques. A l'hôpital, ils n'ont pas de place avant mi janvier, si je souffre trop j'en appellerai un autre. Je ne sais pas trop comment ça fonctionne. Pour me calmer, je mange beaucoup beaucoup et je fais la cuisine. Cuisiner est assez apaisant pour moi, sauf quand on me le demande évidement.

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jeudi 03 décembre 2009

aiguille de sapin

Je ne cautionne pas Noël, mais je n'ai rien contre non plus.

En ce moment, je me sens vraiment dans le brouillard. Je souhaite ne pas me fermer aux petits trucs gentils de la vie, je me sens loin de ma famille, pas celle du sang ou de la terre. J'ère souvent dans Paris en quête d'une ambiance familière, que j'arrive à trouver d'ailleurs. Je profite d'être un peu dans le brouillard pour être ouverte-passive et aller au cinéma.

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Pour un Noël avec des souliers fétiches alors très bien.

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L'étoile du sapin.

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Une photo de ma chambre.

mercredi 02 décembre 2009

lazy

En ce moment, je ne suis pas très courageuse pour travailler beaucoup, même si je tiens ce carnet de dessin depuis quelques jours. Ceci est mon bureau.

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Je trouve ça dommage maintenant que j'ai un grand écran de limiter mes images à 500px...

mardi 01 décembre 2009

concerts

J'ai pas mal de photos à retoucher, comme d'habitude: plein de choses à faire, à voir, sans avoir l'impression d'avancer... Le fast food de la créativité. Vite fait, vite mis en ligne, vite renouvelé par autre chose...



JacquyBitch le 11 novembre.


TheAdicts le 29 novembre.


playliste des morceaux






Un concert vraiment apprécié, j'ai passé un merveilleux moment où je me suis sentie très bien.
Une ancienne vidéo de ce groupe:

vendredi 27 novembre 2009

désir froid

Aujourd'hui on croit pouvoir réchauffer un désir froid au micro-onde.
Le désir s'entretient comme une maison, tous les jours, à deux.

Hier soir je discutais avec un garçon plaisant sur le fait d'accepter le jardin secret de l'autre. Aujourd'hui, je sais que je ne sais pas faire. Je ne sais pas gérer la frontière entre accepter le mensonge de l'autre tout en sachant qu'il m'aime, et accepter qu'il se foute de ma gueule, abuse de moi et cette perte de respect. Je ne sais pas. Alors ça me plait d'écouter les autres, posés; pas pour autant résignés. Avant je voulais croire en la transparence. Maintenant j'aimerai avoir la quiétude de réagir sagement aux mensonges sans jamais m'écarter de ma voie. J'observe de loin. Eloignée de toute relation. Je ne sais pas faire, agir sur le terrain. %%% Le désir est important, la caprice différent. Je ne sais que penser de l'époque où l'autre ne prenais même pas la peine de prendre une douche.

Humeur musicale: